Mis en place à l’origine pour éviter aux patients ayant des revenus modestes de devoir avancer des sommes importantes pour des actes médicaux coûteux, le tiers payant s’est généralisé à un grand nombre de services médicaux. Il s’agit d’un réel service public participant grandement à réduire les problèmes d’accès aux soins rencontrés notamment par les plus démunis.

Qu’est-ce que le tiers payant ?

Il s’agit ni plus ni moins que d’un système destiné à éviter au patient de devoir avancer le coût d’un acte médical en attendant de pouvoir être remboursé par l’Assurance maladie ou par une mutuelle complémentaire.

En effet, sans tiers payant, le patient doit, lors de la consultation d’un professionnel de santé ou de l’achat en pharmacie de médicaments faisant l’objet d’une ordonnance, régler la somme due et attendre ensuite d’être remboursé par l’Assurance maladie et par sa complémentaire santé s’il en possède une.

Les coûts des honoraires médicaux et de l’achat de médicaments peuvent rapidement représenter des sommes importantes. Le fait de ne pas avoir à les avancer est donc un avantage indéniable.

Les services de tiers payant sont gérés par des organismes tels que SP santé.

L’organisme paie directement la part de l’Assurance maladie au professionnel de santé. Le tiers payant peut également s’appliquer à la complémentaire si le patient est adhérent à une mutuelle partenaire SP santé. Un site comme lesmutuellespascheres.com permet de consulter des avis sur le SP santé et de trouver une mutuelle avec un partenariat SP santé.

Attention, pour profiter du tiers payant, il est impératif de présenter sa carte vitale à jour (ou à défaut exceptionnellement, son attestation de carte vitale).

Tiers payant total ou partiel ?

Beaucoup d’établissements (cabinets, laboratoires d’analyses, hôpitaux, pharmacies) pratiquent le tiers payant uniquement sur la partie remboursée par l’Assurance maladie. Si c’est le cas, grâce à votre carte vitale, les informations de paiement feront l’objet d’une télétransmission à la caisse d’Assurance maladie qui règlera alors directement le praticien. On parle alors de tiers payant partiel.

Certaines mutuelles complémentaires ont également mis en place leur système de tiers payant pour la prise en charge des dépenses de santé qu’elles remboursent. C’est le cas par exemple d’une mutuelle partenaire SP santé. Le patient bénéficie dans ce cas d’un tiers payant total. Il ne devra s’acquitter que d’une éventuelle franchise médicale et d’une part non prise en charge par la complémentaire.

Quels sont les services concernés ?

L’application du tiers payant est obligatoire dans un certain nombre de situations. Si le patient bénéficie de la CMUC, de l’AME ou de l’ACS, le tiers payant est automatique. C’est également le cas pour un accident de travail, une maladie professionnelle, un dépistage organisé ou encore une hospitalisation.

En revanche, il existe d’autres cas dans lesquels le tiers payant est facultatif. Il s’agit notamment de la délivrance de médicaments (remboursés par l’Assurance maladie) par un pharmacien, d’examens dans un cabinet de radiologie ou d’analyses médicales ou de la consultation de son médecin traitant. L’application du tiers payant dans ces cas dépend de conventions signées entre l’établissement ou le médecin et l’Assurance maladie. Un partenariat SP santé permet par exemple de profiter du tiers payant pour la part prise en charge par la complémentaire également.